Egalité Femme Homme

L’Egalité a progressé dans le droit mais pas autant dans les faits. Malgré de nombreuses avancées législatives, les inégalités entre les femmes et les hommes sont toujours là, et les Bondynois.e.s n’y échappent pas.

Elles sont plus diplômées que les hommes mais ont des salaires inférieurs, les familles monoparentales, beaucoup plus exposées à la pauvreté, à la précarité, sont constituées d’un enfant au moins et de la mère à près de 90%… Actrice essentielle de la vie Bondynoise, la ville s’est engagée depuis plusieurs années en faveur d’une politique ambitieuse en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes : éducation, espace public, culture, sport, économie… la ville mène des actions avec pour objectif de lutter contre les inégalités et diffuser une culture de l’égalité.

Si la ville est engagée dans une politique publique forte en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, de nombreux acteurs et actrices du terrain portent également des actions, souvent innovantes.

Pour valoriser ces initiatives, et amplifier la dynamique de territoire, la ville lance le label égalité.e.

Ce label récompense l’exemplarité des pratiques et peut être décerné à toute entreprise, association, service administratif, quel que soit sa taille ou son activité.

Pourquoi demander le label ?

  • Se différencier par un signe distinctif et valorisant
  • Améliorer la visibilité et donc l’impact des actions que vous portez
  • Crédibiliser les demandes de subventions, l’égalité femme homme étant un axe majeur des critères de subventions départementales, régionales, étatiques ou européens.
  • Attirer de nouve.lles.aux adhérent.e.s / salarié.e.s et notamment des femmes,
  • Reconnaissance et visibilité d’actions innovantes
  • Faciliter l’échange de bonnes pratiques
  • Apparaitre sur le site municipal recensant les acteurs engagés.

Une communication interne non genrée

Une grande vigilance a été apportée à la communication et à la question de l’image de la femme dans l’organisation interne de la ville.

En 2018, l’écriture inclusive a été mise en place dans le journal interne des agent.e.s, permettant ainsi une meilleure prise en compte des femmes dans l’expression écrite.

Une volonté de donner des outils contre d’éventuelles pratiques sexistes a également trouvé sa place dans le magazine interne. Ainsi, deux personnages ont été créés : à travers des situations professionnelles réalistes, ils ont vocation à évoquer certains concepts, comme le mans’plaining (lorsqu’un homme explique à une femme, d’un ton condescendant, sur un sujet qui la concerne elle, qu’elle a tort de penser ce qu’elle pense, de dire ce qu’elle dit).

Un 8 mars au service de l’égalité

Chaque année, la ville organise un événement pour marquer son engagement pour la journée internationale des droits des femmes.

En 2018, la ville a mis en lumière les femmes et leur engagement à travers une exposition sur les femmes pionnières qui ont changé le monde et une conférence débat sur l’engagement au féminin ainsi qu’une vente de livres féministes.

La petite enfance, une éducation à l’égalité

Dans les crèches, une attention est portée sur le choix des jouets : pas de couleurs stéréotypées ou de jeux genrés. Les enfants sont libres d’accéder aux jeux symboliques ou d’imitation, sans intervention des professionnel.le.s. Les ludothèque et Multi-accueil « L’île des enfants » proposent des activités manuelles, symboliques, le choix du matériel des jeux et jouets en respectant la neutralité filles/garçons.

Un travail est également mené sur une sensibilisation des parents à la liberté de choix de l’enfant et de la reproduction des rôles des adultes. La ludothèque et le Multi-accueil « L’île des enfants » sont attentifs à favoriser les échanges avec les pères et les mères et les invite à venir passer un moment de partage avec leurs enfants en présence d’autres parents à la ludothèque.

Dans le multi-accueil, un travail sur la mixité des équipes est réalisé avec la présence d’un éducateur de jeunes enfants. Lors du premier accueil des parents dans la structure du multi accueil, une attention particulière est donnée à l’inclusion du père dans la présentation de la structure collective.

Marches exploratoires

De nombreuses études sociologiques montrent que, dans l’ensemble, hommes et femmes n’utilisent pas la ville de la même manière. Alors que les hommes se déplacent librement dans la rue, les femmes l’utilisent à des fins précises : emmener les enfants à l’école ou aux activités extrascolaires, faire les courses… Les femmes mettent également en place des stratégies de contournement afin d’éviter certains endroits qu’elles peuvent ressentir comme anxiogènes.

Or, la ville a longtemps été construite par des métiers (architectes, urbanistes) particulièrement dominés par les hommes, qui n’ont pas toujours pris en compte les usages spécifiquement féminins de la ville.

Pour recueillir l’avis des femmes, la ville organise des marches exploratoires : un groupe de femmes déambule dans un  quartier et relève des lieux qui ne sont pas adaptés à leurs usages et formulent des préconisations. Charge ensuite aux institutions concernées de rendre la ville plus égalitaire en suivant les recommandations du groupe de marcheuses.

Une marche exploratoire est actuellement menée sur le quartier De Lattre de Tassigny.

Des marches exploratoires seront organisées au second semestre 2019 sur le nord de Bondy.

Vous souhaitez participer ? Contactez Anne-Céline GUERRAZ Chargée de mission égalité femme homme au 01 48 50 53 08.

Féminisation des noms de rue

En France, seulement 6% des noms des rues sont données à des femmes. À Bondy, le travail de féminisation engagé depuis de nombreuses années modifie les équilibres : la ville compte 372 rues, dont 53% portant des noms de personnalité.

En comptabilisant les 4 nouvelles rues données à des femmes sur le quartier De Lattre (George Sand, Julie-Victoire Daubié, Hélène Boucher, Rosa Parks) et les 5 sur la Zac des rives de l’Ourcq (Aretha Franklin, Nadia Murad, Gisèle Halimi, Simone Veil, Françoise Héritier).

-> Sur les 372 rues Bondynoises, 13% nomment des femmes, contre 2% au niveau national.

-> Sur les 199 noms de rue donnés à des personnalités, 24% sont donnés à des femmes contre 6% au niveau national.

Une grande mobilisation pour le 25 novembre

Projection – débat à l’attention des Bondynois.e.s « jusqu’à la garde », film de Xavier Legrand qui aborde le sujet des violences conjugales lors des séparations.

A l’issue de la projection, un débat a été organisé avec Marie Christine Mourgue, Présidente de SOS femmes 93 et Emmanuelle Piet, présidente du Collectif Féministe Contre le Viol.

 

Projection « à genoux les gars » à l’attention de lycéens

La ville a proposé une projection du film « A genoux les gars » à deux classes de lycéen.ne.s Bondynoi.e.s. Présenté en sélection officielle à Cannes, le film raconte le combat de deux jeunes femmes pour leur dignité face à leurs petits amis qui exercent sur elles un chantage à la sextape. A l’issue de la projection, un temps d’échange avec l’équipe du film a été proposé.

 

Formation à l’attention des agents municipaux : « La ville est-elle adaptée aux femmes ?  »

Les hommes et les femmes n’utilisent pas la ville de la même manière. Comment faire en sorte, à travers nos pratiques professionnelles, que la ville de Bondy soit adaptée aussi bien aux usages des hommes que des femmes ?

Le mardi 27 novembre une conférence « la ville a-t-elle adaptées aux femmes » a permis de développer une culture partagée entre les agent.e.s municipaux

 

Campagne de prévention « tu m’aimes tu me respectes »

La ville a relayé la campagne de prévention des violences sexistes et sexuelles dans les relations amoureuses des 15-18 ans, #TuMaimesTumeRespectes, réalisée par le centre Hubertine Auclert.

Quatre affiches ont été conçues pour être affichées dans les lieux éducatifs ou jeunesse spécifiquement pour sensibiliser un public adolescent.

  • sur le contrôle des fréquentations : « Je décide avec qui je parle »
  • sur le contrôle de l’apparence physique : « je m’habille comme je veux »
  • sur la dévalorisation systématique : « Tu me respectes »
  • sur la violence sexuelle : « Quand c’est non, c’est non ! »

 

Les services municipaux renforcent les partenariats avec les asso de lutte contre les violences faites aux femmes

Crèches municipales, dispositif de réussite éducative, centre médico-social renforce son travail de partenariat avec les acteurs locaux (PMI, SOS Femmes…) pour l’accueil des familles victimes de violences conjugales en les soutenant et les orientant vers les services compétents et le.a psychologue référent.e de l’établissement.

Une convention de partenariat a été signée en 2011 avec l’observatoire départemental des violences envers les femmes « un toit pour elle ». L’objectif est de mettre à disposition, sur le contingent ville, un ou plusieurs appartements à destination de femmes victimes de violences et potentiellement accompagnées de leur(s) enfant(s) et suivies par SOS femmes 93 ou l’Amicale du nid.

Programme héroïnes

La ville soutient l’association « féminisme populaire » pour la mise en place de son programme Héroïnes au profit de 30 Bondynoises. Ce dispositif accompagne ces femmes dans leur projet de reconversion professionnelle ou de création d’entreprise.

Ouvert à toutes, Femmes et jeunes femmes des quartiers populaires âgées de 18 à 50 ans, la participation à ce plan d’accompagnement est gratuite pour les participantes.

 

L’émancipation par le sport

– Football féminin –

La ville soutient la section de football féminin. Le football grandit encore en 2018 : des femmes s’encrent dans des espaces historiquement dédiés aux hommes : après avoir posé ses jalons sur les terrains bondynois, le football féminin ne cesse de grandir avec +85% en 3 ans (67 licenciées en 2015 pour 124 en 2018).

– Stade GAZZI –

Lors de la réflexion engagée par la ville sur la rénovation du stade Gazzi, les spécificités liées à une pratique mixte ont été prises en compte.

– Journée Sport dans la ville à Bondy –

L’objectif de cette journée est notamment de mettre en avant la pratique sportive féminine et la programmation municipale dédié aux jeunes filles.

La loi du 4 aout 2014 oblige toute collectivité à produire un rapport faisant état de la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes intéressant le fonctionnement de la commune, les politiques qu’elle mène sur son territoire et les orientations et programmes de nature à améliorer cette situation.
L’objectif de ce document est de faire un état des lieux de l’ensemble des actions visant à lutter contre les inégalités entre les femmes et les hommes, les petites filles et les petits garçons et, riche de ce constat et des inégalités repérées, de réaliser un plan d’action.

Depuis 2017, les élu.e.s adoptent chaque année ce rapport égalité femme homme lors d’un conseil municipal qui se tient en février et font un point d’étape du plan d’action.

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