Léa Halimi, Plus d’une corde à son archet

Du conservatoire de Bondy jusqu’à l’Accor Hôtel Arena de Bercy, Léa Halimi peut mesurer le parcours accompli depuis ses premiers accords sur son violoncelle qui l’ont amenée à jouer de son instrument de prédilection sur les scènes du monde entier !

Née dans une maternité du 19e arrondissement de Paris et venue habiter à Bondy avant son premier anniversaire – « La famille s’agrandissait et on avait besoin d’un logement plus vaste » –, Léa Halimi n’a pas été influencée dans ses goûts musicaux par ses parents mais par ses deux grandes soeurs. L’une étant pianiste et l’autre violoniste. « Quand il a été question de choisir un instrument au conservatoire de Bondy, j’ai eu un coup de foudre pour le timbre du violoncelle et ses sonorités très amples. Ils font de lui un instrument jouable à la fois en soliste et comme basse rythmique dans un orchestre. »

Le violoncelle entraîne la jeune fille dans un parcours musical complet. Des premiers pas au conservatoire jusqu’aux classes CHAM (Classes à Horaires Aménagés en Musique) au collège puis au lycée, avant de poursuivre son apprentissage à la Sorbonne en musicologie. Léa y passera son DEM (Diplôme d’Études Musicales), puis son Bachelor dans le prestigieux Conservatoire royal de Bruxelles. « Tout ceci n’aurait pas été possible sans mes sept années au conservatoire de Bondy. Ma professeure, Ursula Richter, m’a transmis son amour du violoncelle, mais aussi la rigueur et la discipline nécessaires pour maîtriser cet instrument exigeant. »

Depuis, la jeune femme organise toute sa vie autour de sa passion : elle enseigne le violoncelle dans des écoles de musiques et, surtout, elle en joue en solo ou en orchestre. « J’ai été sur scène, de Paris jusqu’en Chine, pendant la période du nouvel an et, depuis quelques années, je participe également à des concerts pour des musiques de films, comme récemment pour Vladimir Cosma ou Hans Zimmer ! »

Trio et quintet

La violoncelliste exerce aussi son art au sein de deux formations musicales. Dans le quintet, joliment nommé « Ré Si Do Ré », en compagnie d’une violoniste, d’une harpiste et de deux chanteuses, qui propose un répertoire original. « Nous mixons la musique classique avec des morceaux contemporains, indique Léa Halimi. Par exemple, le « Clair de lune »
de Claude Debussy, avec « Laissez-moi danser » de Dalida, ou « Allumer le feu » de Johnny, avec la « Pavane pour une infante défunte » de Maurice Ravel. »

Les cinq jeunes femmes souhaitent monter leur propre tournée et ont lancé une campagne de financement participatif. Le public a déjà pu les découvrir à Bercy, en décembre dernier, en première partie du chanteur Amir. « Un moment inoubliable, c’était très impressionnant de jouer dans cette salle mythique ! »

Son autre groupe s’appelle Astor par Atres et rend hommage au compositeur Astor Piazzolla. « Il a créé dans les années 1960 le mouvement du tango nuevo, qui se base sur le tango argentin avec une touche d’improvisation par le jazz et des harmonies plus dissonantes. » Toujours en mouvement et multipliant les projets, la jeune femme ne se sépare jamais de l’archet de son violoncelle. « C’est une passion dévorante, devenue mon métier, reconnaît Léa Halimi. J’adore jouer, bien sûr, mais aussi monter des projets, rechercher des nouvelles sonorités et de nouveaux styles. Un peu comme un scientifique dans son laboratoire. Chaque nouvelle semaine ne ressemble jamais à la précédente ! »

Instagram Léa Halimi : @leacellist
Instagram Ré Si Do Ré : @residore_recitsdores
Site de Ré Si Do Ré : https://cyrielletheilliere.wixsite.com/residore-recitsdores
Campagne de promotion pour la tournée : https://www.helloasso.com/associations/compagnie-eclats-d-arts/collectes/le-classique-reinvente-avec-re-si-do-re-participez-a-la-premiere-tournee

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